Rien ne vaut un exemple pour s’approprier la notation. Voici deux courtes parties entièrement écrites et commentées : suivez-les sur un échiquier (ou imprimez un échiquier vierge) en jouant les coups un par un.
Partie 1 — Le « mat du berger » (4 coups)
C’est le piège le plus connu des débutants. Il montre les symboles de base : déplacement de pièce, prise, et mat.
Coup par coup
- 1. e4 e5 — chaque camp avance son pion roi de deux cases. Pas de lettre : ce sont des pions.
- 2. Dh5 — la Dame blanche sort en h5 et vise déjà la case f7. 2… Cc6 — les Noirs développent leur Cavalier et défendent e5.
- 3. Fc4 — le Fou pointe lui aussi vers f7. 3… Cf6?? — une gaffe (d’où le
??) : les Noirs attaquent la Dame mais oublient la menace de mat. - 4. Dxf7# — la Dame prend le pion f7 (
x) : c’est mat (#). Le Roi noir ne peut ni fuir, ni capturer, ni intercaler. Résultat :1-0.
3… g6 chasse la Dame et tout va bien pour les Noirs. Le piège ne fonctionne que si l’adversaire l’ignore.Partie 2 — Une miniature avec roque et annotations
Un exemple un peu plus riche, qui fait apparaître le roque (O-O), une prise de pion (exd5) et des signes d’annotation.
Ce que disent les symboles
- 4. O-O — les Blancs effectuent le petit roque : le Roi va en g1, la Tour en f1, en un seul coup noté
O-O. - 5. d4!? — un coup ambitieux et intéressant (
!?) qui ouvre le centre. 5… exd4 — le pion e prend en d4 ; comme c’est un pion, on indique sa colonne de départ. - 6… d5! — un bon coup (
!) : les Noirs contre-attaquent au centre. - 7. exf6 dxc4 — chaque camp capture ; la position se simplifie vers l’égalité, d’où le résultat de nulle
½-½.
À vous de noter
Reprenez maintenant une de vos propres parties et écrivez-la sur une feuille de notation à imprimer. Au besoin, gardez ouverte la table des symboles ou revoyez la méthode dans comment noter une partie.